Le mieux encore pour m’écouter, c’est de ne pas attendre
de toi que tu en dises quelque chose, le mieux c’est
encore d’essayer de comprendre, silencieusement, dans
un silence laïc.

L’eau et le cheval.

L’été est là, extrêmement.
Le silence y apparaît comme fracassant.

Les images sur les réseaux sociaux regorgent de plages,
de montagnes, de ciels, de paysages, le président est au
Fort de Brégançon, la météo à elle seule est un événe-
ment, je m’ennuie tout compte fait.

Je n’ai plus rien à dire.
Et pourtant, à lui, l’analyste, je parle.





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 Dans un cérémonial quasi à l’identique, chaque fois, une
même vitesse, à la minute près, une même chorégraphie
pour ainsi dire.

Là où les mots sont examinés, ici, je parle.

Dans le moment où Daniel m’en donne la possibilité et
s’enfonce dans son fauteuil, dans son silence avant de
reprendre la parole plus loin dans l’entretien, avec cette
fois-ci, une reformulation aussi curieuse que pertinente,
apposant un autre moment silencieux, avant que je
reprenne aussi et creuse davantage mon idée, cette refo-
rmulation, par association, mon excitation, une pensée à
voix haute, détone.

Le temps pour Daniel de s’affaisser encore un peu plus,
d’abord dans le fauteuil puis dans le coeur de la séance.

Fondre dans nos pensées flottantes.

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